comme un creux sous un pli

bout

C’était, dans l’ennui rêche,
sur du foncier bâti,
la brèche
comme un creux sous un pli.

Brèche, quel œil oblong
cisèle du bout d’un cil,
ce gong,
en coupe et de profil ?

Es-tu l’ongle de dieu ?
Quel angelot manouche
nous touche
de son trushul épieu ?

N’es-tu rien qu’un croissant,
qu’une belle faucille bien grasse
rôtissant
sans jambon et sans farce ?

Es-tu, je le pressens
cette aiguille tordue
gloussant
dans ce gousset mordu ?

Sur ta courbe qui meurt
ce soir établit-on
quelle heur
a notre exaltation

Est-ce un feu qui t’embrase
quand ton foin s’épaissit
et rase
ton glabre défraîchi ?

Est-ce une bouche qui te gonfle
Quand ton col s’alourdit
et ronfle
En sifflant sous ton lit ?

Qui t’avait dilatée,
l’autre nuit ? T’étais-tu
éclatée
en sniffant un fétu ?

Car tu vins, paille et glauque
coller sous mon naseau
ta coke
à travers le roseau.

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drowning and big fishes

 

This blue-ey’d hag was hither brought with child

And here as left by th’ sailors. Thou, my slave,

As thou report’ts thyself, wast then her servant;

And, for thou wast a spirit too delicate to act her earthy and abhorr’d commands,

Refusing her grand hests, she did confine thee,

By help of her more potent ministers,

And in her most unmitigable rage,

Into a cloven pine; within wich rift

Imprisonn’d thou didst painfully remain

A dozen years; within space she died

And left thee there; where thou didst vent thy groans

As fast as millwheles strike. Then was this island

(Save for the son she did litter here, a freckled whelp, hag-born) not honour’d with

A human shape.

Shakespeare, The Tempest